Brest, Port des Records

 

Brest a choisi de rendre hommage aux marins d’exception en leur offrant une promenade des records sur le quai Eric Tabarly au port du Château. Elle se matérialisera par des incrustations, dans les dalles du quai, de plaques de bronze marquées par des empreintes de mains des navigateurs ayant battu un record.

Ce projet nommé « Brest, port des records » est une très belle occasion de créer un lien permanent entre la performance maritime, les habitants, les visiteurs du territoire et les amoureux de la mer qui viennent toujours en nombre aux arrivées des records.

Bordée d’une rade exceptionnelle de 18 000 hectares, Brest, en, de longue tradition, port de départ et arrivée de grands records. Les grands navigateurs d’aujourd’hui sont nombreux à s’élancer à l’aventure des océans à bord de bateaux ultramodernes. Brest aime accueillir ces marins d’exception qui ont choisi ce site comme plate-forme d’accueil de leurs aventures maritimes.

 

Inscrit dans le bronze

 

Lors des fêtes maritimes 2012, « Brest, port des records » est officiellement lancé en présence d’Olivier de Kersauson. Lui qui affirmait, à l’arrivée du Trophée Jules Verne en 2004 : « Ce n’est pas par hasard si on reste à Brest… il n’y a pas meilleur endroit au monde pour partir et revenir d’un tour du monde ! », il accepte d’en être le parrain et appose ses empreintes dans la résine.

Brest-port-des-records

Plaque (originale) en bronze

À ce jour, l’ont rejoint dans ce geste symbolique : Florence Arthaud, Franck Cammas, Thomas Coville, Eric Defert, Francis Joyon, Philippe Monnet, Marc Pajot, Loïck Peyon, Bernard Stamm, Jean-Luc Van Den Heede, François Gabart et Alan Roura.

TROPHÉE JULES VERNE

 

Un Tour du monde sans assistance et sans escale, à boucler en moins de 40 jours !

 

Au début des années 90, le navigateur Yves Le Cornec rêve d’un record de vitesse autour du monde à la voile en équipage qui aurait pour référence le livre de Jules Verne. Les technologies du moment permettent d’envisager un temps sous les 80 jours. En 1992, il créé le Trophée Jules Verne avec Florence Arthaud, Titouan Lamazou, Olivier de Kersauson, Bruno Peyron, le néo-zélandais Peter Blake ou encore Robin Knox-Johnston. A ce jour, 24 équipages se sont lancés à la conquête de ce record, avec 9 tentatives réussies !

Ce Tour du Monde relie le phare du Créac’h (Ouessant) au cap Lizard (sud-ouest de l’Angleterre), soit quelques 40000 km terrestres. Le record du Trophée Jules-Verne vient d’être détenu en janvier 2017 par Francis Joyon et ses 5 équipiers de IDEC Sport en 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes.

Historique des records

 

1993 Bruno Peyron – Commodore explorer – 79j 6h 15min 56s

1994 Peter Blake – Enza – 74j 22h 17min 22s

1997 Olivier de Kersauson – Sport Elec – 71j 14h 22min 8s

2002 Bruno Peyron – Orange – 64j 8h 37min 24s

2004 Olivier de Kersauson – Geronimo– 63j 14h 59min 46s

2005 Bruno Peyron – Orange 2– 50j 16h 20min 4s

2010 Franck Cammas – Groupama 3 – 48j 7h 44min 52s

2012 Loïck Peyron – Maxi Banque Populaire V – 45j 13h 42min 53

2017 Francis Joyon – IDEC Sport – 40j 23h 30min 30

Record à battre : 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes

TOUR DU MONDE EN SOLITAIRE

 

Une incroyable aventure

 

Alain Colas, à bord de Manureva est le père fondateur de cette aventure maritime en s’élançant de Saint Malo en 1973. 169 jours plus tard le voici de retour dans ce même port, après 2 escales à Sidney et en Australie.

En 1986, l’américain Dodge Morgan à bord d’un monocoque, ramène le temps de référence à 150 jours sans faire d’escale. A partir de cette année, beaucoup de navigateurs se lancent dans cette aventure qu’est le tour du monde en solitaire en partant de Brest. En 1987, Philippe Monnet à bord de son « Kriter » et en 1989 Olivier de Kersauson avec son trimaran rebaptisé « Un autre regard » sont contraints de faire deux escales techniques mais s’emparent chacun d’un nouveau record : 129 jours pour Monnet et 125 jours pour Kersauson.

Il faut attendre l’hiver 2003-2004 avec Francis Joyon et son trimaran IDEC pour marquer l’histoire de ce tour du monde en solitaire. Malgré quelques avaries, il flirte avec les temps de passage du Trophée Jules Verne en équipage en mettant moins de 20 jours à doubler le Cap de Bonne Espérance, 49 jours au Cap Horn. Il réalise alors un exploit en bouclant son tour du monde en 72 jours, 22 heures, 54 minutes et 22 secondes.

Soutenue par une grande équipe, la jeune britannique Ellen MacArthur va à son tour se mesurer à l’inaccessible, à bord d’un trimaran de 75 pieds. Un an après IDEC, Ellen MacArthur entre dans la mythologie marine en battant le record en 71 jours, 14 heures, 18 minutes et 33 secondes ! Pour la battre, désormais, il faudra flirter avec la barre des 70 jours, cents jours de moins qu’Alain Colas voilà 35 ans.

Thomas Coville à son tour, décide de se lancer dans l’aventure des records. Débute alors un duel à distance avec Francis Joyon qui durera dix ans. En 2008, Francis Joyon parvient à abaisser de deux semaines le record d’Ellen MacArthur alors que Thomas Coville abandonne. Dès lors si Thomas Coville échoue à trois autres reprises autour du monde, les deux hommes ne cessent de se chiper d’autres records : Atlantique Nord, Route de la Découverte, record des 24 heures.
Le 25 décembre 2016, Thomas Coville bat le record de Francis Joyon en 49 jours, 3 heures, 4 minutes et 28 secondes réalisant au passage le 5ème meilleur chrono autour de la planète toutes catégories confondues, pas loin des meilleurs temps en équipage.

Pour sa première tentative, François Gabart, skipper du trimaran MACIF établit un nouveau record du tour du monde en solitaire en 42 jours 16 heures 40 minutes et 35 secondes ! Il améliore de 6 jours 10 heures 23 minutes et 53 secondes le temps de Thomas Coville. Son chrono est le deuxième absolu, équipage et solitaire confondus, sur le tour du monde, seul IDEC Sport (Francis Joyon) ayant fait mieux le 26 janvier 2017 sur le Trophée Jules-Verne (40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes).

Pendant ce tour du monde, François Gabart aura marqué les esprits faisant tomber coup sur coup quasiment tous les temps de référence sur son passage. Les plus marquants étant celui de la distance parcourue en solitaire en 24 heures (851 milles entre les 13 et 14 novembre contre 784, record qui lui appartenait déjà), mais également ceux, équipage et solitaire confondus, sur les tronçons Ouessant-Cap de Bonne-Espérance (12 jours 20 heures et 10 minutes), traversée du Pacifique (Tasmanie-Cap Horn en 7 jours 15 heures et 15 minutes) et Cap Horn-équateur (6 jours 22 heures et 15 minutes).

Historique des records

 

1973 Alain Colas – trimaran Manureva
169j (1 escale)

1988 Philippe Monnet – trimaran Kriter Brut de Brut
129j 19h 17min (2 escales)

1989 Olivier de Kersauson – trimaran Un autre regard
125 j 19 h 32 min 33 s (2 escales)

2004 Francis Joyon – trimaran Idec
72j 22h 54min 22s (sans escale)

2005 Ellen Macarthur – trimaran Castorama
71j 14h 18min 33s (sans escale)

2008 Francis Joyon – trimaran Idec
57j 13h 34min 06s (sans escales)

2016 Thomas Coville – trimaran Sodebo Ultim’
49j 3h 4min 28s (sans escale)

2017 François Gabart – trimaran Macif
42 j 16 h 40 min 35 s (sans escale)

Record à battre : 42 jours 16 heures 40 minutes et 35 secondes

TRAVERSÉE DE L’ATLANTIQUE NORD

 

La course aux records

 

Ce record porte le nom « Trophée Loïc Caradec » en hommage au marin disparu en mer lors de la route du Rhum 1986. Le record de la traversée de l’Atlantiques Nord à la voile peut être effectué dans les deux sens : Ouest-Est ou Est-Ouest – du phare d’Ambrose (New York) au cap Lizard (Grande Bretagne) pour une distance d’environ 2880 miles marin (5330 km). Il se fait en équipage ou en solitaire, en multicoque ou en monocoque.

En 1905, c’est l’américain Charlie Barr et sa goélette Altantic qui frappe les esprits avec une course d’un peu plus de 12 jours entre New York et la Cornouaille anglaise. Puis Eric Tabarly a donné un nouveau lustre à ce parcours en 1980 en effaçant Charlie Barr des tablettes, au terme d’une aventure en trimaran de plus de 10 jours qui a véritablement inauguré la course aux grands records de l’ère moderne.

Bruno Peyron (1987 et 1992), Florence Arthaud (1990) et Laurent Bourgnon (1994) se sont ensuite tour à tour arrogés ce record mythique.
En 2005, Francis Joyon l’a lui-même battu une première fois après 6 jours et 4 heures de course, avant qu’il ne soit amélioré par Thomas Coville en 2008. En 2011, Il a tenté de le battre à nouveau, mais a chaviré dès le départ de New York. En 2013, Francis Joyon fait une nouvelle tentative et fini par décrocher un nouveau record qui est de 5 jours, 2heures et 56 minutes.

En juillet 2016, François Gabart tente de battre ce record mais décide de stopper sa tentative à cause des conditions météo.
Le navigateur Francis Joyon a coupé dans la nuit du 12 juillet 2017 à 3 heures, 37 minutes et 2 secondes, la longitude du cap Lizard. Avec un temps de course de 5 jours 2 heures et 7 minutes, il bat son propre record de la traversée de l’Altantique Nord à la barre du maxi-trimaran IDEC Sport sans aucune préparation. Il améliore ainsi son précédent record de 49 minutes.

Le 15 juillet 2017, Thomas Coville a signé un exploit inédit. Parti de New York le mardi, le skipper de SODEBO ULTIM’ a dévalé l’Atlantique Nord en solitaire. Le skipper a franchi la ligne d’arrivée au Cap Lizard (Pointe Sud de l’Angleterre) à 19h29min (heure française). 4 jours 11 heures 10 minutes 23 secondes* (sous réserve de la validation du WSSRC) : un temps de parcours historique, puisque le marin solitaire passe sous la barre des 5 jours. Avec ce temps exceptionnel pour un solitaire, il bat de 15 heures 45 min 47s le très récent chrono de Francis Joyon réalisé le 12 juillet.

Historique des records

 

1987 Bruno Peyron – Explorer – 11j 11h 46min 36s

1990 Florence Arthaud – Pierre 1er – 9j 21h 42min

1992 Bruno Peyon – Explorer – 9j 19h 22min

1994 Laurent Bourgnon – Primagaz – 7j 2h 34min 42s

2005 Francis Joyon – Idec – 6j 4h 1min 37s

2008 Thomas Coville – Sodebo – 5j 19h 29min 20s

2013 Francis Joyon – IDEC – 5j 2h 56min 10s

2017 Francis Joyon – IDEC Sport– 5j 2h 7min

2017 Thomas Coville – Sodebo Ultim – 4j 11h 10min 23s

Record à battre : 4 jours 11 heures 10 minutes et 23 secondes